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Archives pour 11/2015

Mot de la semaine: « Intégration »

23/11/2015

Il s’agit, pour certains, de la plus grande crise de réfugiés depuis la guerre civile au Rwanda il y a 20 ans. D’autres remontent même jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Il est vrai que notre monde traverse une période très troublée, comme le montrent les récents événements de Paris. De plus en plus de personnes fuient leur pays: le thème de l’intégration est toujours au centre des discussions. Nous avons interrogé quatre de nos collaborateurs étrangers sur ce sujet.

Le Centre national de ressources textuelles et lexicales propose plusieurs définitions: « Action d’incorporer un ou plusieurs éléments étrangers à un ensemble constitué, d’assembler des éléments divers afin d’en constituer un tout organique; passage d’un état diffus à un état constant; résultat de l’action » et p. ext. « Processus par lequel l’individu acquiert son équilibre psychique par l’harmonisation de ses différentes tendances ». Mais comment s’intégrer dans un plus grand groupe, en tant qu’étranger, et comment découvrir les identités culturelles et sociales?

Verena, Floriane, Pascal und Julia (im Uhrzeigersinn)

Verena, Floriane, Pascal und Julia

Les « réfugiés » de l’amour
Nos collaboratrices Julia (D), Floriane (F), Verena (D) et notre dessinateur de BD Pascal (F) ont un point commun: tous ont quitté leur job, leur cercle d’amis, toute la vie qu’ils avaient construite dans leur pays d’origine en somme. Par amour, ils ont fait le pari de tout recommencer en Suisse. Tous les quatre ont choisi la même approche pour s’intégrer en Suisse.

S’intégrer grâce au travail et aux rencontres pendant les loisirs
Aller à la rencontre des habitants et trouver un emploi, tel est le secret de leur réussite. Pascal déclare: « Je voulais m’intégrer à tout prix. J’ai donc accepté tous les emplois qu’on m’a proposés; peu m’importait qu’ils soient bien ou mal payés. » Julia pense également que le travail aide à s’intégrer: « L’équipe de TRANSLATION-PROBST SA m’a aidée à me sentir rapidement intégrée. » Grâce à son ami suisse, Verena a pu très vite développer des relations en Suisse. Floriane, quant à elle, a noué des liens pendant ses études et aussi grâce à son fils, qui lui a permis de rencontrer d’autres parents à la crèche et à l’école maternelle qu’il a fréquentées. On pourrait penser que tout a été très facile pour eux, mais, comme chacun sait, ce sont bien les détails du quotidien qui peuvent causer le plus de difficultés!

Polis et serviables, mais distants
Outre la barrière de la langue, nous sommes également souvent confrontés aux différences culturelles. Julia décrit un problème de communication: « En général, les Suisses sont plus polis et moins directs que les Allemands. Je dois faire preuve d’une grande délicatesse et trouver la formulation la plus appropriée, pour ne pas désorienter mes interlocuteurs avec mon ton parfois trop direct. » Floriane trouve les Suisses beaucoup plus réservés que les Français: « Nous avons eu, par exemple, des difficultés à trouver le comportement à adopter avec nos voisins pour ne pas les brusquer. » Verena trouve que les personnes âgées notamment manquent d’ouverture d’esprit: « J’ai toujours des problèmes avec les personnes âgées suisses. En effet, très conservatrices, elles ne sont pas toujours accessibles, ni ouvertes aux étrangers. » Pascal aborde un autre sujet: l’ordre.

Les Suisses et leur besoin d’ordre
Tous les collaborateurs sans exception mentionnent la grande propreté, la netteté et l’ordre qui règnent en Suisse. Pascal est fasciné par la rigueur dont font preuve tous les automobilistes stationnés au bord du lac de Zurich. En effet, tous respectent les emplacements délimités dans le parking souterrain: « Dans le parking, toutes les voitures sont garées dans le même sens. Pour un Parisien, c’est totalement fou et impensable. » Verena s’étonne de la manie de la propreté des Suisses: « Je trouve que les Suisses sont souvent un peu pointilleux et ont tendance à ne jurer que par la propreté. » Julia le ressent ainsi également: « Le pays semble idyllique, ordonné et propre, et tout est très efficace ici. » Floriane apprécie que tout se passe dans l’ordre: « Au début, j’étais surprise par toutes ces règles et par le fait que tout le monde les respecte. J’ai appris depuis à apprécier cette facette de la Suisse. »

La langue, l’ordre, la manière d’être des Suisses – autant de choses qu’on doit comprendre et connaître avant de pouvoir s’intégrer. Il en va de même pour les traductions: on ne peut fournir une traduction précise que lorsqu’on connaît parfaitement la culture du pays cible. C’est pourquoi TRANSLATION-PROBST SA n’emploie que des traducteurs de langue maternelle et qui maîtrisent l’identité culturelle du pays cible.

En guise de conclusion, nos protagonistes nous exposent quelques conseils pour une intégration réussie:

Pascal: « En Suisse, on se doit d’être ponctuel! »

Julia: « Pour moi, l’intégration s’apparente à un sentiment. On doit chercher à développer un réseau social pour se sentir accepté et intégré. »

Verena: « Dans tous les cas, la clé réside dans la langue. Bien qu’il ne soit pas nécessaire de s’exprimer en Suisse allemand, on doit toutefois pouvoir se faire comprendre. »

Floriane: « Rencontrer des gens issus de tous les milieux, de tous les horizons, ne pas baisser les bras et faire preuve de patience. »